avril 22, 2010

Compte-rendu de la très longue AG du 20 avril 2010

Posted in Synthèse Assemblée générale-communiqués à 2:07 par le104occup

« La démocratie a droit de cité seulement quand elle est organisée par les instances qui la gouvernent »

Faisant suite à la délégation du matin (voir Synthèse de la délégation du 20 avril 2010)

En présence d’employés du Plateau – Frac-île de France, d’habitants du quartier, de Claire Dehove, de François Deck,… et de personnes venues des régions qui nous encouragent et expriment l’intérêt que notre initiative suscite dans les régions.

– Rappel de la délégation du matin.

Puis le directeur technique et le responsable de l’accueil du 104 font part de leur déception d’avoir eu à subir avec ses collègues des réflexions désobligeantes de la part de certaines personnes du collectif. Parle de l’effet déprimant de ces rapports dans le travail, que tous les membres attachés à l’accueil cherchent à accueillir tout le monde de la même façon. Qu’il nous comprend politiquement mais qu’il ne faut pas se tromper de cible. Nous rappelons l’invitation faite aux salariés du 104 à venir nous rencontrer, et notre volonté d’inscrire notre action au 104 dans le respect des lieux et des personnes qui y travaillent. Sans que des faits précis aient été rapportés par le responsable de l’accueil, nous présentons nos excuses et nous engageons à rester vigilants.

Retour à la question de la délégation. Quelqu’un évoque les conflits initiaux ayant empêché que des audits soient réalisés pour l’étude du 104 et des raisons souterraines ayant déterminé le choix des architectes.

Régis rappelle quelques phrases relevées lors de la délégation du matin : « pas de censure de votre action », « vous êtes accueillis dans la nef », « l’idée du collège de réflexion très intéressant » souligné par Julie Navarro, son souhait d’une « forme auto-gérée de l’espace » mais que notre présence représentait « des coûts d’occupation ».

Le coût est au cœur des contradictions dans les réponses apportées par le 104 au collectif (salles libres quand elles sont louées, occupés quand elles sont demandés à titre gratuit) JMA relève l’absurdité d’espaces qui doivent rester vides pour être constamment disponibles à la location, rappelle notre contestation de la logique de commercialisation des espaces.

Les points positifs qui nous relient à l’analyse des élus rencontrés le matin : l’impression de vide du lieu, l’exploration de pistes pour le faire travailler…, mais ce projet est condamné si le cahier des charges n’est pas modifié. Or on ne le peut pas à moins de modifier la structure du projet 104 structuré en Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) / structure lourde opposant des restrictions sévère à tout emploi souple d’un lieu de création (obligation de prévision financière inscrite à l’avance notamment) / cahier des charges inclus au statut ayant été expurgé de sa dimension de culture de proximité, mais pas de la commercialisation des espaces.

« Contrairement aux élus qui clament qu’il est trop tôt pour dresser un bilan du 104, nous disons qu’il est trop tard », au regard d’avertissements et de rapports qui ont été remis à la Ville de Paris depuis 2003 !

Ce pourquoi JMA estime qu’il va être temps de dévoiler des pièces jusqu’ici confidentielles qui contiendraient des informations graves. Comme il l’avait fait lors de la conférence de presse du 2 avril, JMA signale, en présence d’une journaliste du Monde, qu’il existe un « audit » réalisé en octobre 2009 par Gérard Deniaux, alors directeur financier du 104 ; audit alors remis à Christophe Girard mais curieusement non communiqué au Conseil d’administration du 104.

Le collectif, qui le demande, ne peut pas avoir accès à ces pièces confidentielles. Le collectif ne peut donc avoir aucun point de vue sur ce que JMA avance, quand bien même il accorde tout son crédit à JMA.

Cette contradiction est relevée à maintes reprises, de même qu’est relevée la méthode certainement efficace mais cavalière de JMA de décider seul, mais en AG ou en délégation, en présence du collectif et sans proposition de vote, de la stratégie à suivre.

Nul ne conteste l’efficacité des méthodes mise en œuvre jusqu’ici et l’énorme travail réuni par JMA et Mouvement. Mais des questions sur les méthodes de consultations du collectif sont clairement posées.

Aucune décision collective ne peut être prise sur la base d’informations inaccessibles.

C’est donc sans décision actée collectivement que ces informations seront révélées.

Débat autour de l’utilisation de ces informations comme moyen de pression en vue de forcer la reconnaissance du collectif. JMA pense que ces informations, pour peu que des journalistes puissent y accéder et en faire état, peuvent peser positivement dans la balance pour le travail du collectif.

Les contradicteurs relèvent qu’il serait pour eux absurde de suspendre la reconnaissance du collectif à la menace d’une révélation d’informations sensibles, que le collectif doit avoir les moyens de se légitimer sa présence sans cette menace.

– JMA exprime que la fiction d’une conquête de la direction du 104, la remise en cause en profondeur des structures du projet et leur ré interrogation est en passe de devenir en partie une réalité  (même si aucun de nous ne prétend à la direction du 104) : il faut arrêter la machine maintenant, faire en sorte que le Conseil municipal de la Ville de Paris des 10 et 11 mai prenne en considération la nécessité de cette re-structuration profonde, bloquer la nomination – après il sera trop tard. Cela doit se doubler d’une interpellation des élus et des citoyens via la procédure d’interpellation permettant à toute initiative réunissant au moins 54000 signatures d’obtenir un traitement du dossier par la municipalité de Paris.

Le modèle proposé pour cette restructuration est celui évoquée positivement par Patrick Bouchain (Architecte, Belle de mai, Marseille) d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Restructurer le projet du 104 de cette façon réaliserait son projet initial qui a été enterré.

C’est manifestement à cette perspective que le collectif et les personnes doivent à présent adosser leurs actions.

Plus généralement il s’agit de contrer la catastrophe programmée de tous les lieux alternatifs.

Quelle est la position collective sur cette stratégie ?

Débat sur la question des locations de salles au privé. Il est exprimé que, employé dans une proportion raisonnable, la location privée ne remets pas forcément en cause le projet d’un lieu. Il est exprimé également que le privé profite du flou actuel des statuts des artistes, qui ne départage plus le créateur de mode du peintre. Il est ajouté que le danger du « tout commercial » menace le 104, comme il menace La Vilette, Le Grand Palais, Beaubourg, Les Métallos…, ce qui pourrait avoir comme effet paradoxal d’écrouler les prix de ce marché.

– David rappelle la nécessité impérative de voter enfin le bureau de l’association et de déposer les statuts dans un délai raisonnable, de planifier enfin les groupes de travail, Françoise insiste dans ce sens.

– Les discussions de fonds doivent maintenant avoir lieu dans les groupes de travail – à eux de s’auto-organiser et de rapporter leurs interrogations et leurs rencontres. Chacun doit prendre la responsabilité d’initier les rendez-vous autour des questions qui l’intéresse via le Googlegroup.

Aucune instance magique n’établira de planning « d’en haut ».

Cette responsabilisation individuelle serait un pas intéressant vers des contre-modèles concrets de fonctionnements politiques.

C’est le seul moyen de structurer le travail et de le dynamiser.

Débat TRES long sur la question de la création de l’association, dont le principe, de plus, avait déjà été voté. Il reste manifestement des questions sur sa nécessité.

–         Les arguments « pour » considèrent que c’est une manière de déplacer la responsabilité morale et juridique et la représentativité (jusqu’ici considérablement portée par JMA et Mouvement), vers une instance plus large avec d’autres représentants, permettre au collectif d’exister juridiquement au cas où cela serait utile et de façon autonome. Cette association ne doit pas représenter JMA et Mouvement et doit s’en démarquer.

–         Les arguments « contre » dénoncent le manque d’épaisseur d’un projet associatif fondé sur des nécessités légales plutôt que sur un projet interne – que le collectif peut fonctionner dans sa forme actuelle et dans son apparente fragilité. Certains craignent que les modes de représentativité classiques remplace la responsabilisation de chacun, et qu’il serait bienvenu d’inventer d’autres modèles plus créatifs.

–         La question de l’association ou du collectif dépend donc des objectifs qu’il/qu’elle se fixe et de savoir si telle ou telle forme juridique ou non y répond le mieux.

–         Apparemment, cette association, dans la perspective d’une re-fondation structurelle du projet du 104, doit pouvoir servir à être un interlocuteur crédible organisé pouvant répondre à l’invitation qui lui serait faite de participer à cette re-fondation sous quelque forme que ce soit et faire des propositions.

– Bref, comme son existence était déjà acté et malgré tout soumise à un nouveau vote qui n’a pas lieu etc, le bureau est composé de :

Anna Morse, Présidente

Vincent Guillaume, Trésorier

Sébastien Thierry, Secrétaire

– Ses buts sont (à valider) « à pour objet de réunir des compétences et de l’expertise citoyenne sur l’histoire du 104, son présent et son devenir, et de prendre le 104 comme cas d’école pour une politique culturelle alternative ».

– La question reste ouverte des liens entre l’association et le collectif, de l’adossement des décisions entre l’une et l’autre et inversement. Le nom de l’association est en discussion. Pour certain, l’asso devrait porter un autre nom que le collectif.

Débat sur le projet associatif lui-même, qui est en réalité un débat sur la marge de manœuvre et d’initiative d’un collectif qui ne possède pas toutes les informations et ne sait pas quel rôle il doit remplir, quelle est sa capacité d’analyse et d’initiative sur les stratégies à mettre en œuvre.

–         Ce débat revient donc naturellement sur l’utilisation d’informations confidentielles dont JMA est en possession. Certains membres du collectif soulignent l’impossibilité de cautionner une stratégie s’appuyant sur un document auquel personne n’a accès. Que le sentiment de certains est celui d’une dépossession et d’un fait accompli qu’il ne reste qu’à acter.

JMA affirme que nous sommes en train de gagner du terrain, que le rapport de forces est en notre faveur et qu’il faut continuer d’avancer ; que c’est le bon moment, que nous avons d’ores et déjà « fragilisé l’édifice de la nomination », que le conseil municipal de la Ville de Paris des 10 et 11 mai est une fenêtre qui ne se présentera pas 2 fois pour faire basculer les choses.

Proposition de mettre au vote 6 résolutions – (en re-rédaction actuellement, à soumettre au vote de samedi (JMA))

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