mai 19, 2010

LE 12 JUIN 2010, Le Collectif UN AUTRE 104 EST POSSIBLE ! déclare le CentQuatre PLACE PUBLIQUE

Posted in Contributions, Journal, Messages de soutien, Prochains RDV, Synthèse Assemblée générale-communiqués, Uncategorized à 12:48 par le104occup

Jouissance collective des lieux à partir du 12 juin

Depuis le 1er avril, le Collectif « Un autre 104 est possible! » occupe pacifiquement le 104 pour attirer l’attention sur la faillite de cet “Etablissement artistique de la Ville de Paris”, et pour lui inventer un autre avenir.

Jusqu’ici, le 104 n’a fait que servir de vitrine prétentieuse à une politique culturelle qui échoue à réaliser ses objectifs annoncés. Derrière le clinquant de façade, un lieu froid et vide, une programmation illisible, des conditions de résidences artistiques absurdes et une trahison inacceptable des promesses concernant l’ouverture aux quartiers.  Le collectif « un autre 104 est possible » affirme que le 104 doit modifier ses statuts et ses objectifs pour devenir un véritable carrefour communautaire où s’opèrent la rencontre et le partage des cultures, un lieu vivant où s’articulent initiatives artistiques et citoyennes.

Rejoignez-nous le samedi 12 juin à partir de 13h pour faire vivre la place publique du 104 : rencontres-débats, ouverture d’une zone de gratuité (apporter tout livre, CD, objets, jouets à déposer pour d’autres), pique-nique, fanfare, scène ouverte de slam animée par Reno Simo, danses urbaines, démonstration de yo-yo,  initiatives improvisées et joyeuses… ainsi que … agenda d’occupation collective… et aussi remise d’un cahier de doléances et d’un cahier de propositions pour amener la Ville à changer de cap.

Rendez-vous le samedi 12 juin à 13h au 104, Etablissement artistique de la Ville de Paris, 104 rue d’Aubervilliers, Paris 19ème.

Le Collectif « Un autre 104 est possible ! »

mai 7, 2010

Samedi 8 mai : Une AG et un Bal!

Posted in Prochains RDV, Uncategorized à 3:38 par le104occup

Samedi 8 mai,

Pansons le 104 : Réunion du collectif « Un autre 104 est possible », halle Aubervilliers à 13h

Rencontres, discussions, débats, décisions et accueille des nouveaux venus

Pensons au 104 : Le festival Diagonales toute l’après-midi

Dansons au 104 : Le Bal populaire avec le Balluche de la Saugrenue , au jardin de 19 à 23H.

Soyons nombreux!

mai 4, 2010

Forum jeudi 6 mai entre 18 et 20h

Posted in Prochains RDV, Uncategorized tagged , , à 4:59 par le104occup

Depuis le 1er avril, le Collectif  « Un autre 104 est possible! » occupe pacifiquement le 104
pour attirer l’attention sur la faillite de cet “Etablissement artistique de la Ville de Paris”,
et pour lui inventer un autre avenir.

Rejoignez-nous au 104 le jeudi 6 mai de 18h à 21h, après la manifestation des métiers de la Culture.
Nous vous convions à un forum citoyen « Un autre 104 est-il possible ? »
Au programme : état des lieux et  pistes pour un nouveau projet.

– Les citoyens peuvent-ils infléchir les décisions politiques pour un autre 104? Comment ?
– Peut-on faire cohabiter privatisation événementielle et liens avec la population riveraine ?
– Peut-on concilier la rentabilisation commerciale du lieu et un accueil des artistes,
des œuvres et du public ?
– Comment faire vivre la “rue” de manière publique et artistique ?
– Quels objectifs pour le renouveau du 104 ?
– En quoi le bilan du 104 est-il un cas d’école révélateur des erreurs des politiques culturelles actuelles ?

Ces questions, les vôtres, les nôtres, et bien d’autres encore, guideront une discussion ouverte
destinée à faire du 104 un lieu vivant et inventif, outil d’une politique culturelle
installant les moyens d’une culture pour tous.

Rendez-vous le jeudi 6 mai à 18h au 104,
Etablissement artistique de la Ville de Paris,
104 rue d’Aubervilliers, Paris 19ème.

Le Collectif « Un autre 104 est possible ! »

mai 5, 2010

Le 104 jalonné de dispositifs de dissuasion, ou l’espace public empêché.

Posted in Uncategorized à 3:19 par le104occup

Par le groupe de travail :

Construire (la rue)


Compte rendu de la petite AG du 4 mai

Posted in Synthèse Assemblée générale-communiqués, Uncategorized à 9:41 par le104occup

Ordre du jour :

–         un point sur l’association

–         groupes de travail = comment s’organiser ? quand travaillent-ils ?

–         organisation du forum pour jeudi

  1. L’association « autres possibles »

L’association siègera à la maison des associations du XVIIIème, 15 passage Ramey

Question sur les conditions d’adhésion : n’a pas été réglé.

Les secrétaire-adjoints sont Françoise et Stéphane.

  1. Les groupes de travail

David précise que le groupe forum/ liens associations/ invitations extérieures doit nécessairement se rencontrer « physiquement ». Première réunion fixée la semaine du 10 mai. A noter la proposition de Camille Moulonguet. Elle souhaite rencontrer les membres du groupe afin de leur faire part de son expérience avec les associations et les habitants du quartier. On évoque aussi l’association Macaq et l’Intersquat.

  1. Le forum du jeudi 6 mai

Marie-Christine propose de s’occuper de la mise en page informatique des outils de communication et de l’impression des tracts.

!!!RDV POUR DIFFUSION ET COMMUNICATION au Café du Centenaire, à l’angle de la rue Amelot et Oberkampf à 14h30.

Rectificatifs et discussions autour du tract (typo, fond, forme…) Ne pas oublier d’ajouter la mention NPJSVP sur tous les tracts.

Les référents de chaque groupe interviendront lors du forum du jeudi 6 mai

Puis,

Un intervenant, responsable de la Biennale de Paris, fait part de son avis sur les problèmes du 104. Pour lui, le 104 n’est pas uniquement une faillite financière mais aussi une faillite culturelle. Il répète que le 104 n’est aucunement un lieu unique mais un lieu ou prime la banalité. Il lui manque une identité, un projet.

David revient de Marseille où il a visité la Friche Belle de Mai. Il a appris qu’au-delà des réussites du projet, l’inscription dans le quartier reste difficile. Que la communication culturelle traditionnelle ne fonctionne pas.

mai 4, 2010

Compte rendu de l’AG du Samedi 24 avril 2010

Posted in Synthèse Assemblée générale-communiqués à 6:19 par le104occup

Début 13h34

Fin 16h20

(Durée estimée : 1h10 ; durée réelle : 2h46)

En présence de 27 personnes dans la grande nef.

Modérateur : Régis

Secrétaire : François

Ordre du jour :

  1. 1. Allocution de Jean-Marc Adolphe

  1. 2. Résumé de la rencontre du mardi 20 avril entre le collectif et la mairie du XIXème

  1. 3. Présentation de la lettre adressée à Marie-Pierre Augé ayant pour objet la demande d’une mise à disposition régulière (le mardi et le samedi) d’une salle au 104 afin de faciliter le travail du collectif « un autre 104 ».

  1. 4. Mise au vote de six résolutions proposées au collectif par Jean-Marc Adolphe

  1. 5. Débat autour de l’organisation des groupes de travail

Le Médiateur demande à l’assemblée s’il y a d’autres points ou résolutions à soumettre au vote. Personne ne se manifeste, l’AG est ouverte.

1. Le texte de Jean-Marc Adolphe intégralement retranscris ci-dessous :

2. Résumé de la rencontre du mardi 20 avril entre le collectif et la mairie du XIXème

Se référer à la « Synthèse de la délégation du 20 avril 2010, 9h30 mairie du XIXème » (lien hypertexte)

3. Présentation de la lettre adressée à Marie-Claire Augé ayant pour objet la demande d’une mise à disposition régulière (le mardi et le samedi) d’une salle au 104 afin de faciliter le travail du collectif « un autre 104 ».

Lecture de la lettre puis Vote « pour », à l’unanimité.

Propositions émises :

–       envoyer une copie au Conseil d’Administration du 104

–       s’adresser directement au Directeur Technique du 104 que le collectif a déjà rencontré.

4. Mise au vote de six résolutions proposées au collectif par Jean-Marc Adolphe

Lecture de la résolution N°1 :

« Après 23 jours « d’occupation » du 104, au regard du travail prospectif mené par le collectif Un autre 104 est possible, Il apparaît d’ores et déjà que l’avenir du 104 passe par une profonde modification de ses statuts et son cahier des charges. La nomination d’un nouveau directeur du CENTQUATRE, quelles que soient ses qualités et ses compétences, ne pourra suffire, à elle seule, à redresser la barre d’un navire qui est en train de couler. »

« redresser la barre d’un navire qui coule ».

Une voie s’élève jugeant la métaphore bateau

Proposition : « redresser la barre d’un vaisseau fantôme »

Réponse : « une proposition sérieuse Mr Guillaume, pas une fanfaronnade ! »

Puis : « redresser la barre. » sans ajout.

Cette proposition n’est pas retenue car l’idée du collectif est de revoir en profondeur le mode de fonctionnement et de revenir au projet initial du 104.

Quelqu’un propose « sortir de l’impasse ». L’expression est retenue.

La première résolution a été votée dans son principe mais avec l’idée que la toute fin devait être améliorée :

1°) – Après 23 jours « d’occupation » du 104, au regard du travail prospectif mené par le collectif Un autre 104 est possible, Il apparaît d’ores et déjà que l’avenir du 104 passe par une profonde modification de ses statuts et son cahier des charges. La nomination d’un nouveau directeur du CENTQUATRE, quelles que soient ses qualités et ses compétences, ne pourra suffire, à elle seule, à sortir de l’impasse actuelle.

Lecture de la résolution N°2 :

« Le régime d’EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle), imposé par le Préfet de Paris en juillet 2008, apparaît largement inapproprié. Un temps d’inspection (à laquelle le collectif Un autre 104 est possible entend apporter sa contribution), d’expertise (citoyenne) et d’analyse (partagée), au regard des objectifs de l’Agenda 21 auquel la Ville de Paris s’est engagée, est nécessaire pour faire émerger des voies alternatives, telles que le statut de Société coopérative d’intérêt collectif, aujourd’hui mise en œuvre à la Friche Belle de Mai, à Marseille. »

  • Longue discussion à propos du statut juridique du 104.

Quel est ce statut ? Pourquoi faut-il en changer ?  Quels sont les autres statuts existants et quels sont leurs avantages ?

Régis précise que le cahier des charges du 104 est inclus au statut de l’établissement. Il rappelle qu’il n’y a qu’une seule instance décisionnaire au 104, le Conseil d’Administration composé d’élus et d’experts. De ce fait, le projet est verrouillé, « les directeurs sont pieds et poings liés ».  L’EPCC est un statut qui a été créé pour favoriser le financement d’une structure par plusieurs collectivités territoriales, suppose notamment un concours de l’Etat. Or la ville de Paris est seule personne morale puisqu’elle a décidé de faire du 104 son établissement phare.

Discussion autour des divers statuts accolés aux établissements culturels français.

Doit-on proposé au Conseil municipal de Paris de donner au 104 le statut de SIC qui est aussi celui de la Friche Belle de Mai à Marseille ?

Françoise rappelle que Julie Navarro, adjointe à la culture du XIXe, a elle-même évoqué la possibilité d’un système d’autogestion.

Réaction : « Ce n’est pas le moment de passer en revue toutes les structures existantes »

L’assemblée se met d’accord : c’est au collectif de réfléchir, au sein des groupes de travail et d’analyse, à un nouveau statut, qu’il existe ou qu’il soit à inventer. L’objectif étant de multiplier les pôles de direction afin d’accroître la marge de manœuvre des futurs directeurs ou des initiatives citoyennes.

C’est pourquoi un membre de l’assemblée propose de rédiger une proposition plus ouverte au sujet du statut du 104. Il dit qu’il faut se contenter de refuser le statut d’EPCC sans imposer, pour le moment, le statut de SIC. (Celui de La Friche Belle de Mai)

  • Autre réaction : « cette deuxième résolution est trop technique. Il y manque les termes de « vie », « inventivité », « souffle ». Plutôt que de dénoncer des maladresses purement gestionnaires, rappelons ce pourquoi nous sommes présent : réveiller un lieu éteint.

Réponse de JMA = Je n’entends pas le mot gestion uniquement comme une méthode d’administration financière mais aussi comme la capacité de transmettre et de favoriser des énergies allant dans le sens de notre démarche : inventivité, création, imagination, reconstruction…

Sera ajouté dans la résolution l’idée de « vie », « parce que ça veut dire beaucoup ».

Résolution soumise au vote :

« 2°) – Le régime d’EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle), préconisé par le Préfet de Paris en juillet 2008, apparaît largement problématique. Un temps d’inspection, d’expertise citoyenne et d’analyse partagée est nécessaire pour faire émerger des voies et modes de statuts alternatifs (associatifs, Société coopérative d’intérêt collectif, ou autres…) »

20 voies pour

3 personnes ne prennent pas part au vote (une journaliste qui ne souhaite pas s’exprimer et deux personnes qui ne jugent pas le propos capital)

Lecture de la résolution n°3

3°) – En conséquence, le processus en cours de recrutement et de nomination d’un nouveau directeur pour le CENTQUATRE doit être suspendu, voire annulé.

Vote pour

Lecture de la résolution n°4

« Il appartient au Conseil municipal de la Ville de Paris, lors de sa prochaine séance des 10 et 11 mai 2010, de statuer sur ces propositions et de les mettre au vote »

  • Débat sur le vocabulaire à employer.

Propositions :

« Statuer et mettre au vote ces propositions »

réponse de Régis : « De quelles propositions parle-t-on ?! »

4°) – Le collectif « Un autre 104 est possible » appelle le Conseil municipal de la Ville de Paris, à se saisir de ces propositions et à délibérer lors de sa prochaine séance des 10 et 11 mai 2010.

Lecture de la résolution n°5

« Entre temps, le collectif Un autre 104 est possible se saisit de la nouvelle procédure municipale de « droit d’interpellation » pour porter sur la place publique une pétition citoyenne sur les enjeux du CENTQUATRE »

  • Débat autour de la mise en ligne d’une pétition.

Les « pour » : JMA rappelle qu’il s’agit de prendre au pied de la lettre C Girard. En effet la mairie de Paris a récemment mis en place la possibilité d’interpeller les élus et les citoyens via une procédure  permettant à toute initiative réunissant au moins 54000 signatures de citoyens parisiens, d’obtenir un traitement du dossier par le Conseil de Paris. Il prévient que cela peut prendre un an.

Les « contre » : Réunir 54 000 signatures semble être une mission quasi impossible. Elle comprend aussi le risque d ‘ « exposer la faiblesse quantitative de notre initiative ».

Remarque : Afin que la pétition « n’apparaisse  pas comme un cheval de Troie », une personne propose de rédiger un véritable manifeste destiné à inventer une politique culturelle alternative. Puisque le 104 est un cas d’école de la politique culturelle actuelle, nous devons

Finalement, l’assemblée décide de reporter cette question à la prochaine AG afin de travailler plus longuement la formulation du texte de la pétition.

Après débat il a été décidé de remettre la résolution 5 en discussion le mardi 27 avril à 13h. Elle n’a donc pas été actée par l’AG du 23 avril.

Lecture de la résolution n°5

«  Le collectif Un autre 104 est possible, qui est en voie de se former en tant qu’association-loi 1901,  propose d’organiser le jeudi 6 mai 2010 (par ailleurs journée nationale d’actions, notamment dans la culture), au CENTQUATRE ou dans tout autre lieu de la capitale, un séminaire citoyen (auquel seraient conviés les élus parisiens) sur l’avenir du CENTQUATRE »

  • Débat autour de l’organisation d’une rencontre-débat au 104

àProblème de vocabulaire. « séminaire » ? « forum » ?

Le terme forum est retenu car « séminaire » sous-entend l’idée d’un enseignement donné à des élèves, ce qui n’est pas l’objet de cette rencontre.

Rappelons que cette décision fait suite à la proposition de C. Girard. Il s’agit d’organiser un forum réunissant les élus de la ville de Paris, les habitants du quartier, les personnels du 104, les citoyens parisiens et français préoccupés par la vacuité du lieu… afin de débattre et d’émettre des propositions. JMA souhaite voir se mettre en œuvre une « coproduction » entre le collectif et la Ville.

Remarque : Les élus doivent être prévenus le plus vite possible. Une personne prend la parole pour demander à ce que la lettre adressée à Marie-Pierre Augé comprenne également une invitation à cette rencontre.

à Quand et dans quelles conditions doit-on organiser le « forum sur l’avenir du 104 » ?

Premièrement, il apparaît juste que cette rencontre doit être organisée avant le Conseil de Paris du 10 et 11 mai dans l’espoir que les élus prennent des décisions à cette occasion.

Deux dates sont alors en discussion, celle du 6 mai 2010 et celle du 8 mai 2010.

Deuxièmement, l’assemblée se demande si une salle doit être louée ou prêtée gracieusement ; si le « forum » doit se faire au 104 ou ailleurs ; si la nef peut accueillir notre réunion.

L’organisation :

La rencontre doit-elle se faire au 104 ?

– La majorité des participants répondent « oui ». Cependant une personne souligne son désaccord : « nous ne pouvons pas discuter de la vacuité du lieu tout en l’occupant ; nous ne pouvons pas parler de vide dans un espace que nous contribuons à rendre vivant »

Comment faire si aucune salle ne nous est attribuée ? Doit-on faire une demande officielle ?

-JMA : « le théâtre du soleil peut nous accueillir le 6 mai »

Une personne : « nous pourrons entrer dans une salle quoi qu’il arrive »

Une autre : « la rencontre peut se tenir dans la nef »

– La question de la location de la salle est posée. Certains ne voient pas le problème et pensent pouvoir réunir les fonds nécessaire à la location. D’autres pensent que l’on ne peut pas demander une baisse voir une annulation de la commercialisation des espaces au 104 et louer une salle dans le même temps.

Est-il possible d’organiser un débat à 400 ?

Pas de réponse

La date :

Le choix du jeudi 6 mai :

Ce jeudi correspond à la « journée nationale de grève et d’actions pour défendre l’art et la culture ». Puisque le collectif a pris le «1O4 » comme cas d’école de la politique culturelle, il apparaît conséquent de s’associer à cette journée d’action et de profiter de la fin de la manifestation pour diriger ceux qui le souhaitent vers le 104. Les problématiques auxquelles font face les grévistes de la culture étant étroitement liées à celles du 104,

les membres du collectifs peuvent facilement diffuser des tracts pendant la manifestation  invitant à un « forum » qui se tiendrai à 18 heures. Le 104 ferme ses grilles à 21H.

Cette date n’est pas retenue parce que :

– nous ne savons pas si le syndeac organise une AG à l’issue de la manifestation parisienne

– il y a un risque que les élus ne se déplacent pas au 104. En effet, la manifestation du 6 mai se présente comme une opposition frontale à la politique du gouvernement Fillon et du président Sarkozy. Or le 104 est un établissement sous le contrôle d’une municipalité socialiste. Bien que les problèmes soient sensiblement les mêmes, les hommes politiques et élus, soucieux d’afficher une ligne politique claire, risquent de ne pas se rendre au « 104 », évitant par la même de « se torpiller ».

Le forum sera organisé le samedi 8 mai 2010 à 16h, avant le bal prévu à cette date au 104 (de 19h à 23h).

6°) – Le collectif Un autre 104 est possible propose d’organiser le samedi 8 mai 2010 au CENTQUATRE, un forum citoyen sur l’avenir du CENTQUATRE.

La résolution 6 a été actée dans son principe mais il a été décidé d’en préciser ultérieurement la formulation en fonction des modalités qu’elle induit.

avril 29, 2010

AG 23 & 24 avril : allocution & résolution

Posted in Synthèse Assemblée générale-communiqués, Uncategorized à 7:57 par le104occup

ALLOCUTION JMA AG 24 AVRIL

« Le regard ouvert à 180°, il s’agit de rester soi-même sans cesser de percevoir le mouvement des autres.

Que regarder une chose ne nous empêche pas de percevoir ce qui l’environne !

Voir plus que ce que l’on regarde.

Ecarter les limites de la scène du monde, éloigner le côté cour du côté jardin, agrandir l’angle dans toute la mesure du possible.

Faire entrer la lumière et le vent ».

Celle qui parlait ainsi nous a quittés dans la nuit de jeudi à vendredi, à 69 ans, emportée par une maladie méchante. Je ne saurais saluer cette assemblée générale sans saluer cette immense chorégraphe qu’a été Odile Duboc. En 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, elle créait une pièce dont nous sommes un peu les héritiers. Son titre : Insurrection.

Merci, Odile. Que Dieu, s’il existe, ne te garde pas, et te laisse en notre compagnie.

Dans l’agenda L’Imprévisible 2010, édité aux éditions Le Jeu de la Règle, en vente ici même à la Librairie du Merle Moqueur, ce samedi 24 avril est la « journée des obligations de résultat ».

En invitant à « occuper » le 104 et à en « prendre collectivement la direction », depuis le 1er avril, nous disions « Un autre 104 est possible ».

Un premier résultat de notre action amène à dire aujourd’hui : un autre 104 est non seulement possible, mais il est nécessaire.

Des informations parues dans la presse, notamment dans Le Monde daté du 23 avril 2010, ont fait état d’un rapport, jusque là secret et non communiqué au Conseil d’administration du Centquatre, remis en octobre 2009 par M. Gérard Deniaux alors directeur financier du 104. Par voie de presse, la Ville de Paris a fait savoir que ce rapport « n’existait pas », ou en tout cas, n’avait aucune valeur. La broyeuse à papier serait-elle tombée en panne ? Ce rapport, dit Le Monde, « pointe la responsabilité de la Ville de Paris dans l’échec du 104 ». Nous ne pouvons, en l’état, vérifier la véracité exhaustive du contenu de ce rapport. Au regard de notre capacité de savoir, certains faits semblent pourtant incontestables. Ainsi en va-t-il lorsque l’ex-directeur financier du 104 écrit : « le gardiennage, le nettoyage et l’entretien du bâtiment  » pèsent pour plus de 2,5 millions «  sur un budget de fonctionnement de 8 millions. Il faut ajouter  » 4,7 millions de charges de personnel « .Au final,  » la marge artistique est nulle, voire négative « . Cela semble hélas tristement avéré.

Nous avons appris à l’occasion, ce que nous savions déjà, que Bertrand Delanoé a mandaté une inspection financière du 104, actuellement en cours, et qui devrait rendre ses conclusions en juin prochain. Mais d’ores et déjà, Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris chargé de la culture et président du Conseil d’administration du Centquatre, écrit sur son blog :  « J’ai été en contact avec les deux inspecteurs, ils se sont déjà aperçus qu’il y a des faits qui relèvent de dysfonctionnements graves en matière de gestion administrative, financière et sociale ». Des dysfonctionnements graves en matière de gestion administrative, financière et sociale ? Mais c’est exactement ce qui est dit dans le rapport de M. Deniaux. S’agit-il dès lors de savoir qui, de la Ville de Paris ou des deux anciens directeurs, devra porter le chapeau du fiasco actuel ?

Nous ne sommes pas ici une Cour de Justice et il ne nous appartient pas de trancher ce différend. Mais nous considérons, à tout le moins, que les responsabilités sont partagées, ou comme l’a reconnu Christophe Girard lors de l’entrevue qu’il a accordée à notre délégation le 12 avril dernier, l’ouverture du 104 a résulté d’une « incompétence générale ».

Il sera peut-être temps, le moment venu, de se demander comment fut utilisé le million d’euros versés à une société de production audiovisuelle, Les Poissons Volants, pour œuvrer pendant un an à la « préfiguration » du 104. Il est temps, aujourd’hui-même, de se demander s’il est bien normal que plus de 2,5 millions d’euros soient consacrés au gardiennage, au nettoyage et à l’entretien du bâtiment, alors que n’a été publié aucun appel à candidatures pour de nouvelles résidences artistiques. Il est temps, aujourd’hui-même, de se demander s’il est bien normal que les compagnies de théâtre et de danse invitées à répéter au 104 le fassent sans aucun budget de coproduction, alors qu’une société privée, Le Pont des Arts, s’est vu attribuer un marché public compris entre 20.000 et 50.000 euros pour des « visites culturelles » du 104, ou qu’un montant équivalent est confié à une autre société, LAFORME, pour la « maintenance du site internet du 104 », ou encore que le 104 a acheté directement à la Librairie du Merle Moqueur entre 50.000 et 90.000 euros de « documentation » : autant peut-on en déduire que le personnel de direction du 104 a eu de saines lectures ! … Cette gabegie ne peut évidemment pas durer !

Depuis le début, lorsque nous avons dit « Un autre 104 est possible ! », nous voulions manifester que les bases structurelles du Centquatre, tel qu’il a été conçu et mis sur les rails, ne pouvait conduire qu’à l’échec ; et ce, quel qu’en soit le prochain directeur. L’inspection archéologique que nous avons entreprise le montre déjà amplement. D’ici quelque temps, nous produirons les pièces de notre cahier de doléances.

Le statut d’Etablissement Public de Coopération Culturelle, imposé en juillet 2008, quelques semaines avant l’ouverture du lieu est totalement inapproprié. Cet EPCC est devenu, par la force des choses et comme l’a trahi un savoureux lapsus de l’un de nos interlocuteurs à la Ville de Paris, un « Etablissement Public de Culture Commerciale ». Cherchez l’erreur…

Nous ne sommes pas seuls à faire état de cette vive inquiétude. Hier, vendredi 23 avril, nous avons notamment reçu le soutien du Groupe Les Verts au Conseil de Paris et des Verts Paris.

(lecture du communiqué de presse)…

Quand bien même Bertrand Delanoë et Christophe Girard maintiendraient leur intention de présenter au Conseil de Paris des 10 et 11 mai prochains une « short list » de quelques noms qui seraient ensuite soumis, début juin, au Conseil d’Administration du 104, pour désigner le futur directeur de l’EPCC ; l’association-loi 1901 Un autre 104 est possible, qui sera déposée dans le courant de la semaine prochaine en Préfecture, saisira le Tribunal Administratif de Paris. Considérant que le rapport de M. Deniaux aurait dû être communiqué au Conseil d’Administration du 104, fut-il assorti d’une « main contradictoire » de la Ville de Paris ; et que tel n’a pas été le cas, cette « dissimulation frauduleuse » a privé le Conseil d’Administration du 104 d’une information essentielle à son jugement ; par conséquent, toute délibération et décision ultérieure à la date de ce rapport sera entachée de nullité (notamment la procédure actuelle de recrutement d’un nouveau directeur).

Sur son blog, Christophe Girard parle d’une « cabale » contre le 104. Cabale, au sens figuré, selon le Petit Robert : « Manœuvres secrètes, concertées contre quelqu’un ou quelque chose ; association de ceux qui s’y livrent ».  Nous affirmons solennellement que l’action que nous menons au 104 n’est en rien une « cabale » : si nous nous concertons effectivement, espérant produire quelque intelligence collective, nos « manœuvres » n’ont rien de secret : depuis le premier jour de cette « occupation », nous avons en effet, en toute transparence, placé le débat dans l’espace public. Nous agissons POUR le 104, et pas seulement. Mais les propositions alternatives que nous espérons faire émerger demandent un temps et des moyens d’élaboration. Jusqu’à ce jour, la Ville de Paris, et la Mairie du 19e arrondissement, nous refusent la moindre facilité (en termes d’espaces de réunion, de possibilités d’affichage, etc.) pour mener à bien ce travail, arguant que notre mouvement est certes « démocratique » mais pas « légitime ».

Face à la violence de cette réponse qui nous est faite par une municipalité de gauche, nous opposons calme et sérénité.

J’aimerais à présent mettre au vote de cette assemblée générale librement réunie, six résolutions :

– Après 23 jours « d’occupation » du 104, au regard du travail prospectif mené par le collectif Un autre 104 est possible, Il apparaît d’ores et déjà que l’avenir du 104 passe par une profonde modification de ses statuts et son cahier des charges. La nomination d’un nouveau directeur du CENTQUATRE, quelles que soient ses qualités et ses compétences, ne pourra suffire, à elle seule, à redresser la barre d’un navire qui est en train de couler.

– Le régime d’EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle), imposé par le Préfet de Paris en juillet 2008, apparaît largement inapproprié. Un temps d’inspection (à laquelle le collectif Un autre 104 est possible entend apporter sa contribution), d’expertise (citoyenne) et d’analyse (partagée), au regard des objectifs de l’Agenda 21 auquel la Ville de Paris s’est engagée, est nécessaire pour faire émerger des voies alternatives, telles que le statut de Société coopérative d’intérêt collective, aujourd’hui mise en œuvre à la Friche Belle de Mai, à Marseille. 

– En conséquence, le processus en cours de recrutement et de nomination d’un nouveau directeur pour le CENTQUATRE doit être pour le moins suspendu, voire annulé. 

– Il appartient au Conseil municipal de la Ville de Paris, lors de sa prochaine séance des 10 et 11 mai 2010, de statuer sur ces propositions et de les mettre au vote.

– Entre temps, le collectif Un autre 104 est possible se saisit de la nouvelle procédure municipale de « droit d’interpellation » pour porter sur la place publique une pétition citoyenne sur les enjeux du CENTQUATRE (3)

– Le collectif Un autre 104 est possible, qui est en voie de se former en tant qu’association-loi 1901,  propose d’organiser le jeudi 6 mai 2010 (par ailleurs journée nationale d’actions, notamment dans la culture), au CENTQUATRE ou dans tout autre lieu de la capitale, un séminaire citoyen (auquel seraient conviés les élus parisiens) sur l’avenir du CENTQUATRE.

Résolutions débattues à l’AG

 

Modérateur :  La première résolution a été votée dans son principe mais avec l’idée que la toute fin devait être améliorée :

1°) – Après 23 jours « d’occupation » du 104, au regard du travail prospectif mené par le collectif Un autre 104 est possible, Il apparaît d’ores et déjà que l’avenir du 104 passe par une profonde modification de ses statuts et son cahier des charges. La nomination d’un nouveau directeur du CENTQUATRE, quelles que soient ses qualités et ses compétences, ne pourra suffire, à elle seule, à sortir de l’impasse actuelle.

Modérateur : Je propose : « ne pourra suffire, à elle seule, à sortir des carences et impasses actuelles. »

Les résolutions 2, 3 et 4 ont été actées par l’AG du 23 avril.

2°) – Le régime d’EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle), préconisé par le Préfet de Paris en juillet 2008, apparaît largement problématique. Un temps d’inspection, d’expertise citoyenne et d’analyse partagée est nécessaire pour faire émerger des voies et modes de statuts alternatifs (associatifs, Société coopérative d’intérêt collective, ou autres…). 

3°) – En conséquence, le processus en cours de recrutement et de nomination d’un nouveau directeur pour le CENTQUATRE doit être suspendu, voire annulé. 

4°) – Le collectif « Un autre 104 est possible » appelle le Conseil municipal de la Ville de Paris, à se saisir de ces propositions et à délibérer lors de sa prochaine séance des 10 et 11 mai 2010.

Modérateur : Après débat il a été décidé de remettre la résolution 5 en discussion le mardi 26 avril à 1 3h. Elle n’a donc pas été actée par l’AG du 23 avril.

5°) – Entre temps, le collectif Un autre 104 est possible se saisit de la nouvelle procédure municipale de « droit d’interpellation » pour porter sur la place publique une pétition citoyenne sur les enjeux du CENTQUATRE (3)

Modérateur : La résolution 6 a été actée dans son principe mais il a été décidé d’en préciser ultérieurement la formulation en fonction des modalités qu’elle induit.

6°) – Le collectif Un autre 104 est possible propose d’organiser le samedi 8 mai 2010 au CENTQUATRE, un forum citoyen sur l’avenir du CENTQUATRE.

avril 26, 2010

Un samedi au “104″

Posted in Prochains RDV à 9:21 par le104occup

Contre l’aridité du « 104 » ….une nouvelle réunion de travail le Mardi 27 avril à 13H!

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Ordre du jour : 

– rédaction de la pétition adressée au Conseil de Paris.

– organisation des groupes de travail

Un autre 104 est possible !

 Le 104 occupé / 104 rue d’Aubervilliers / Paris 19e

avril 22, 2010

Le rapport de M Deniaux, ex-directeur financier du 104

Posted in Uncategorized à 2:40 par le104occup

Un article de Clarisse Fabre paru dans le Monde daté du 23 avril 2010 expose les raisons d’un fiasco.

Un rapport pointe la responsabilité de la Ville de Paris dans l’échec du « 104 »

Compte-rendu de la très longue AG du 20 avril 2010

Posted in Synthèse Assemblée générale-communiqués à 2:07 par le104occup

« La démocratie a droit de cité seulement quand elle est organisée par les instances qui la gouvernent »

Faisant suite à la délégation du matin (voir Synthèse de la délégation du 20 avril 2010)

En présence d’employés du Plateau – Frac-île de France, d’habitants du quartier, de Claire Dehove, de François Deck,… et de personnes venues des régions qui nous encouragent et expriment l’intérêt que notre initiative suscite dans les régions.

– Rappel de la délégation du matin.

Puis le directeur technique et le responsable de l’accueil du 104 font part de leur déception d’avoir eu à subir avec ses collègues des réflexions désobligeantes de la part de certaines personnes du collectif. Parle de l’effet déprimant de ces rapports dans le travail, que tous les membres attachés à l’accueil cherchent à accueillir tout le monde de la même façon. Qu’il nous comprend politiquement mais qu’il ne faut pas se tromper de cible. Nous rappelons l’invitation faite aux salariés du 104 à venir nous rencontrer, et notre volonté d’inscrire notre action au 104 dans le respect des lieux et des personnes qui y travaillent. Sans que des faits précis aient été rapportés par le responsable de l’accueil, nous présentons nos excuses et nous engageons à rester vigilants.

Retour à la question de la délégation. Quelqu’un évoque les conflits initiaux ayant empêché que des audits soient réalisés pour l’étude du 104 et des raisons souterraines ayant déterminé le choix des architectes.

Régis rappelle quelques phrases relevées lors de la délégation du matin : « pas de censure de votre action », « vous êtes accueillis dans la nef », « l’idée du collège de réflexion très intéressant » souligné par Julie Navarro, son souhait d’une « forme auto-gérée de l’espace » mais que notre présence représentait « des coûts d’occupation ».

Le coût est au cœur des contradictions dans les réponses apportées par le 104 au collectif (salles libres quand elles sont louées, occupés quand elles sont demandés à titre gratuit) JMA relève l’absurdité d’espaces qui doivent rester vides pour être constamment disponibles à la location, rappelle notre contestation de la logique de commercialisation des espaces.

Les points positifs qui nous relient à l’analyse des élus rencontrés le matin : l’impression de vide du lieu, l’exploration de pistes pour le faire travailler…, mais ce projet est condamné si le cahier des charges n’est pas modifié. Or on ne le peut pas à moins de modifier la structure du projet 104 structuré en Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) / structure lourde opposant des restrictions sévère à tout emploi souple d’un lieu de création (obligation de prévision financière inscrite à l’avance notamment) / cahier des charges inclus au statut ayant été expurgé de sa dimension de culture de proximité, mais pas de la commercialisation des espaces.

« Contrairement aux élus qui clament qu’il est trop tôt pour dresser un bilan du 104, nous disons qu’il est trop tard », au regard d’avertissements et de rapports qui ont été remis à la Ville de Paris depuis 2003 !

Ce pourquoi JMA estime qu’il va être temps de dévoiler des pièces jusqu’ici confidentielles qui contiendraient des informations graves. Comme il l’avait fait lors de la conférence de presse du 2 avril, JMA signale, en présence d’une journaliste du Monde, qu’il existe un « audit » réalisé en octobre 2009 par Gérard Deniaux, alors directeur financier du 104 ; audit alors remis à Christophe Girard mais curieusement non communiqué au Conseil d’administration du 104.

Le collectif, qui le demande, ne peut pas avoir accès à ces pièces confidentielles. Le collectif ne peut donc avoir aucun point de vue sur ce que JMA avance, quand bien même il accorde tout son crédit à JMA.

Cette contradiction est relevée à maintes reprises, de même qu’est relevée la méthode certainement efficace mais cavalière de JMA de décider seul, mais en AG ou en délégation, en présence du collectif et sans proposition de vote, de la stratégie à suivre.

Nul ne conteste l’efficacité des méthodes mise en œuvre jusqu’ici et l’énorme travail réuni par JMA et Mouvement. Mais des questions sur les méthodes de consultations du collectif sont clairement posées.

Aucune décision collective ne peut être prise sur la base d’informations inaccessibles.

C’est donc sans décision actée collectivement que ces informations seront révélées.

Débat autour de l’utilisation de ces informations comme moyen de pression en vue de forcer la reconnaissance du collectif. JMA pense que ces informations, pour peu que des journalistes puissent y accéder et en faire état, peuvent peser positivement dans la balance pour le travail du collectif.

Les contradicteurs relèvent qu’il serait pour eux absurde de suspendre la reconnaissance du collectif à la menace d’une révélation d’informations sensibles, que le collectif doit avoir les moyens de se légitimer sa présence sans cette menace.

– JMA exprime que la fiction d’une conquête de la direction du 104, la remise en cause en profondeur des structures du projet et leur ré interrogation est en passe de devenir en partie une réalité  (même si aucun de nous ne prétend à la direction du 104) : il faut arrêter la machine maintenant, faire en sorte que le Conseil municipal de la Ville de Paris des 10 et 11 mai prenne en considération la nécessité de cette re-structuration profonde, bloquer la nomination – après il sera trop tard. Cela doit se doubler d’une interpellation des élus et des citoyens via la procédure d’interpellation permettant à toute initiative réunissant au moins 54000 signatures d’obtenir un traitement du dossier par la municipalité de Paris.

Le modèle proposé pour cette restructuration est celui évoquée positivement par Patrick Bouchain (Architecte, Belle de mai, Marseille) d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Restructurer le projet du 104 de cette façon réaliserait son projet initial qui a été enterré.

C’est manifestement à cette perspective que le collectif et les personnes doivent à présent adosser leurs actions.

Plus généralement il s’agit de contrer la catastrophe programmée de tous les lieux alternatifs.

Quelle est la position collective sur cette stratégie ?

Débat sur la question des locations de salles au privé. Il est exprimé que, employé dans une proportion raisonnable, la location privée ne remets pas forcément en cause le projet d’un lieu. Il est exprimé également que le privé profite du flou actuel des statuts des artistes, qui ne départage plus le créateur de mode du peintre. Il est ajouté que le danger du « tout commercial » menace le 104, comme il menace La Vilette, Le Grand Palais, Beaubourg, Les Métallos…, ce qui pourrait avoir comme effet paradoxal d’écrouler les prix de ce marché.

– David rappelle la nécessité impérative de voter enfin le bureau de l’association et de déposer les statuts dans un délai raisonnable, de planifier enfin les groupes de travail, Françoise insiste dans ce sens.

– Les discussions de fonds doivent maintenant avoir lieu dans les groupes de travail – à eux de s’auto-organiser et de rapporter leurs interrogations et leurs rencontres. Chacun doit prendre la responsabilité d’initier les rendez-vous autour des questions qui l’intéresse via le Googlegroup.

Aucune instance magique n’établira de planning « d’en haut ».

Cette responsabilisation individuelle serait un pas intéressant vers des contre-modèles concrets de fonctionnements politiques.

C’est le seul moyen de structurer le travail et de le dynamiser.

Débat TRES long sur la question de la création de l’association, dont le principe, de plus, avait déjà été voté. Il reste manifestement des questions sur sa nécessité.

–         Les arguments « pour » considèrent que c’est une manière de déplacer la responsabilité morale et juridique et la représentativité (jusqu’ici considérablement portée par JMA et Mouvement), vers une instance plus large avec d’autres représentants, permettre au collectif d’exister juridiquement au cas où cela serait utile et de façon autonome. Cette association ne doit pas représenter JMA et Mouvement et doit s’en démarquer.

–         Les arguments « contre » dénoncent le manque d’épaisseur d’un projet associatif fondé sur des nécessités légales plutôt que sur un projet interne – que le collectif peut fonctionner dans sa forme actuelle et dans son apparente fragilité. Certains craignent que les modes de représentativité classiques remplace la responsabilisation de chacun, et qu’il serait bienvenu d’inventer d’autres modèles plus créatifs.

–         La question de l’association ou du collectif dépend donc des objectifs qu’il/qu’elle se fixe et de savoir si telle ou telle forme juridique ou non y répond le mieux.

–         Apparemment, cette association, dans la perspective d’une re-fondation structurelle du projet du 104, doit pouvoir servir à être un interlocuteur crédible organisé pouvant répondre à l’invitation qui lui serait faite de participer à cette re-fondation sous quelque forme que ce soit et faire des propositions.

– Bref, comme son existence était déjà acté et malgré tout soumise à un nouveau vote qui n’a pas lieu etc, le bureau est composé de :

Anna Morse, Présidente

Vincent Guillaume, Trésorier

Sébastien Thierry, Secrétaire

– Ses buts sont (à valider) « à pour objet de réunir des compétences et de l’expertise citoyenne sur l’histoire du 104, son présent et son devenir, et de prendre le 104 comme cas d’école pour une politique culturelle alternative ».

– La question reste ouverte des liens entre l’association et le collectif, de l’adossement des décisions entre l’une et l’autre et inversement. Le nom de l’association est en discussion. Pour certain, l’asso devrait porter un autre nom que le collectif.

Débat sur le projet associatif lui-même, qui est en réalité un débat sur la marge de manœuvre et d’initiative d’un collectif qui ne possède pas toutes les informations et ne sait pas quel rôle il doit remplir, quelle est sa capacité d’analyse et d’initiative sur les stratégies à mettre en œuvre.

–         Ce débat revient donc naturellement sur l’utilisation d’informations confidentielles dont JMA est en possession. Certains membres du collectif soulignent l’impossibilité de cautionner une stratégie s’appuyant sur un document auquel personne n’a accès. Que le sentiment de certains est celui d’une dépossession et d’un fait accompli qu’il ne reste qu’à acter.

JMA affirme que nous sommes en train de gagner du terrain, que le rapport de forces est en notre faveur et qu’il faut continuer d’avancer ; que c’est le bon moment, que nous avons d’ores et déjà « fragilisé l’édifice de la nomination », que le conseil municipal de la Ville de Paris des 10 et 11 mai est une fenêtre qui ne se présentera pas 2 fois pour faire basculer les choses.

Proposition de mettre au vote 6 résolutions – (en re-rédaction actuellement, à soumettre au vote de samedi (JMA))

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